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Vernissage : Koko Komégné va «crescendo»

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Vernissage : Koko Komégné va «crescendo»
12/11/2009 - Lu 1427 fois
  • Note moyenne : 1.75/5
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Note moyenne : 1.8/5 (8 notes)

La nouvelle collection présentée par l’artiste jeudi dernier est une réflexion sur le tumulte du quotidien.



Il lui aura fallu un an pour mûrir son œuvre. Au final, Koko livre au public 18 toiles, toutes aussi significatives de sa relation avec la religion et les plaisirs épicuriens. Ses tableaux explorent tour à tour, la métaphore de la musique et de la solitude. Deux principaux thèmes qui permettent à ce dernier de naviguer entre deux mondes : celui de la liesse, fait d’imbroglio, de jazz, de soul, de danses bamilékés, de jeux de hasard et de boisson. Et un autre monde, plus intime, où priment la foi, la tradition et le silence. Rapports de l’Homme avec la réalité et l’abstrait. L’ambiance qui prévalait à la galerie Keuko jeudi dernier était à l’image de ces deux contrastes picturaux. La lumière pâle et méditative des bougies, imposée par une coupure d’électricité, tranchait quelque peu avec l’atmosphère festive entretenue par les invités.

Parcourant les toiles d’un bout à l’autre de la pièce, le regard amateur ou averti des visiteurs tente de traduire la pensée de l’artiste. Sous des formes dansantes ou simplement en mouvement, le pinceau de Koko Komégné exalte les rythmes doux et endiablés d’ici et d’ailleurs. Les tableaux réalisés en peinture acrylique et répartis sur trois pans de murs de la galerie, rappellent les sources d’inspiration de leur auteur. L’artiste puise en effet dans le folklore de l’Ouest Cameroun et les scènes de vie qui l’entourent. Sa peinture figurative et souvent abstraite, rappelle en effet les tenues traditionnelles des «danseurs bamilékés». Les couleurs ternes et lumineuses renvoient à celle de la terre et des masques de cette contrée du Cameroun.

Né à Batoufam, Koko Komégné nourrit son art de ses rencontres avec d’autres amoureux de l’art plastique. Sa première exposition date de 1966. Plus qu’un hobby, il fait de l’art plastique son métier en 1972, sous les conseils d’un peintre français. Depuis lors, il mûrit son pinceau en participant à plusieurs concepts artistiques dont il est parfois l’instigateur. Il est notamment l’initiateur du «collectif d’artistes plasticiens du Littoral».
Hormis la peinture, Koko Komégné a également des talents de sculpteur. Un aspect de sa personnalité artistique qu’il valorise dans sa collection de 2008, baptisée «Evanescence», ou une rencontre d’un père avec sa fille, Eva. L’exposition de «Crescendo» se poursuit à la galerie Keuko jusqu’au 24 décembre prochain. Et Koko Komégné en annonce une autre pour l’année prochaine. Le public pourra alors découvrir «Public City».

Monique Ngo Mayagw