Le Ngondo par Maurice DOUMBE MOULONGO

C’est l’assemblée traditionnelle du peuple duala.

Origines du Ngondo.

 C’est l’assemblée traditionnelle du peuple duala. Son existence est antérieure à l’arrivée, en1843, des premiers missionnaires à Douala. Son année de création peut se situer approximativement en 1830, soit une quinzaine d’années avant la mort, en juillet 1845, de Ngando a Kwa, roi des Akwa à l’époque. A Douala, en effet, l’on accorde à celui-ci l’honneur immortel d’être le « père » du Ngondo, et cela généralement.

Dans quelles circonstances fut fondée l’auguste organisation ? C’est ce que nous allons tenter d’établir.

Il y avait autrefois à Pongo, au Nord-Ouest de Douala, un colosse qui passait pour titan et qui semait la terreur les marchés périodiques. On l’appelait Malobè Etamè, ou Malobè tout court. Malobè commettait toutes sortes d’abus et d’exactions. Et ses principales victimes étaient les Duala stricto sensu.

Dès que ce monstre apparaissait, le marché tout entier entrait en effervescence. On entendait alors crier de toutes parts : Malobè a o don ! Malobè a o don ! « Malobè est là au marché ! Malobè est là au marché ! » sous-entendu : « Que chacun se tienne sur ses gardes ! » « Sauve qui peut ! »

Les principaux dignitaires des quatre clans duala, accompagnés de leurs notables, se réunirent afin de rechercher ensemble une solution satisfaisante à cette affaire d’honneur. A tout prix, il fallait réparer l’impardonnable offense.

Cette assemblée du peuple reçut le nom de Ngondo, du même mot qui désigne en langue duala le cordon obolical reliant encore le nouveau né et sa mère, après la délivrance 1. De cette image, les Duala tirèrent l’idée du lien devant les unir dorénavant. Ainsi le Ngondo devint le symbole de leur unité, la concrétisation d’un front uni appelé à défendre l’honneur du peuple, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger.

Le même jour, les Duala délibérèrent pour choisir dans une proche banlieue du pays, un Bakoko de Japoma, nommé Engômga, comme leur vengeur (à gages) de l’outrage jusque-là subi aux marchés de Pongo, Engômga était lui-même un colosse très fort, doublé d’un sorcier. Les Duala provoquèrent entre lui et le titan de Pongo un duel à coups de poings. Engômga eut raison de Malobè. Il le maîtrisa, l’envoya à fond de câle d’une grande pirogue et le ligota solidement. Puis les Duala emmenèrent chez eux la terreur des marchés de Pongo, et le livrèrent aux… négriers. Pour toujours !

Mais la mémoire de Malobè reste immortalisé dans le vers suivant d’une de ces innombrables improvisations des troubadours du littoral camerounais : Malobè a si wèli Engômga : « Malobè n’a pas su résister à Engômga ».

On entend encore ce refrain au cours de maintes cérémonies traditionnelles des Camerounais de la côte, à travers les captivants grelots des tambours-parleurs, notamment lors des compétitions sportives sur le Wouri ainsi qu’à l’occasion de la lutte duala, à l’heure incomparable, plus que solennelle, où d’invincibles héros 2 font sur les cours poudreuses et ensoleillées de décembre, l’exhibition de leur force comme de leurs pagnes étincelants…         

On le retrouve dans plus d’un conte des habitants des rives du Wouri, du Mungo, de Abô et de la Sanaga. Enfin, le nom de Mabè est surtout demeuré célèbre dans les circonstances suivantes : dans ces contrées, lorsque quelqu’un se trouve en présence d’une épreuve ou d’une difficulté majeure, ou devant un de ces multiples cas embarrassants de la vie, ou devant les conséquences (fâcheuses) de ses propres actes, il est courant d’entendre les autres le plaindre et lui dire, parfois avec quelque pointe d’ironie : « Malobè a o don ». « Malobè est là ! » (Prenez vos dispositions, faites tout pour vous tirer d’affaire !).

Voilà pour l’historique de la création du Ngondo, tel que nous l’ont fait quelques vieux Duala. Dans quelques années, les hommes de cette génération ne seront plus de se monde. Or, notre conviction profonde est que de très nombreux Duala de notre époque ne savaient pas jusqu’ici un seul mot de l’origine du Ngondo. Ce Ngondo sacré qui, hélas ! est devenu, de nos jours – par certains côtés seulement, il est vrai – l’occasion par excellence de festivités bachiques, de manifestations populaires truculentes, d’apparat grossier et vulgaire. Hélas !


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Déroulement des Ceremonies.

De la solennité au profane, de l’allégresse presque infantile de la méditation grave et contenue : voilà les principaux traits qui, paradoxalement, caractérisent de nos jours la fête traditionnelle des Duala.

La veille, un service religieux est organisé indistinctement au temple du Centenaire ou à la cathédrale de Bonadibông, et ce depuis la rénovation du Ngondo en 1949.

Le lendemain matin, dès 5 heures, ses grands dignitaires suivis de leur état-major et d’une foule imposante d’hommes et de femmes, tous en tenus « traditionnelle » d’apparat, se dirigent vers une plage du Wouri préalablement choisie selon les années et les présages reçus des divinités du fleuve. C’est souvent au pied du pont du Wouri, parfois dans la petite pêcherie du Yupwè. Mais auparavant, ils auront parcouru toute la ville à pied, pour rendre chaque année un hommage immortel à leurs deux derniers souverains disparus. Ainsi vont-ils se recueillir pieusement et déposer une gerbe de fleurs sur la tombe tour à tour : de Rudolph Duala Manga, héros du peuple, à Bonanjô, et de King Akwa, Dika Mpondo ma Ngando a Kwa. Dommage que les Deido n’ont pas élevé de monument à la mémoire de leurs princes, ni pour Ekwalla Epèe, ni pour Epèe Ekwalla et Eboa Epèe !

Voici les hommes. Tous vont pieds nus ; petites toques de fibre de raphia noire sur la tête ; pagnes de velours ou de soie chatoyante, porté serré autour des reins, avec un art d’y faire des surplis et de laisser pendre de chaque côté deux pans, dont seuls ces hommes possèdent le secret ; chemise blanche à longues manches recouvrant l’ensellure du pagne, ou petits tricots collant au buste ; foulards aux couleurs vives et ondoyantes, tantôt en bandoulière sur l’épaule ou jetés nonchalamment en écharpe sur le cou, un peu à l’image des maires de France ou de chez nous ; chasse-mouche à la main. Il y en a qui sont torse nu, bustes de toutes les gammes de noir, de brin, de nègre ou de brique cuite. Leur pas est lent et majestueux. Leur masque grave. Ils marchent en silence, dans l’ombre encore fantomatique de la nuit qui se meurt, sous un ciel blafard, humide de ces pluies légendaires de la côte camerounaise, de ces pluies qui sont la marque de nos laides journées de juillet, sombres et brumeuses à fendre le cœur.

Les femmes portent le kaba ngondo. Le kaba est une robe « maxi », d’une mode typiquement duala, fort ancienne dans la région. C’est l’habit de tous les jours des vieilles mamans de là-bas. Longues et très ample, cette robe se fait en tissu imprimé de toutes teintes, aux motifs d’une infinie variété. Le groupe des femmes s’avance, lui aussi, dans ce même silence fait tout à la fois de mystère et de ferveur. Leurs pieds, également, sont nus ; un foulard de soie ou de velours noué, également, autour des reins, comme dans le musuka des pleureuses, les jours de deuil (basasè kwedi).

Habituellement, très peu d’enfants assistent à cette phase – qui se veut sublime – du cérémonial.

          Parvenu au bord du fleuve, à l’emplacement élu, tout ce monde foule fébrilement le sable mouillé de la plage et tourne, avec humilité, ses regards vers les eaux sales, glauques et palpitantes. Devant lui, à l’horizon, sur l’autre rive ou sur les mille et un îlots qui hérissent de leurs fouillis verdâtre le milieu du fleuve au Nord du pont, d’immenses champs de palétuviers se profilent à perte de vue, dans un entrelacs de racines aériennes ruisselantes de glu ou parées de minuscules coquillages, plongeant dans l’onde noire de suif et de boue comme les tentacules de pieuvres géantes. C’est la demeure divine des miengu sacrés des Duala, génies craints et vénérés de tous, sirènes ou naïades dispensatrices de toutes leurs fortunes, bonnes ou mauvaises.

           Puis, subitement, une voix de stentor s’élève par-dessus la clameur sourde, tandis que les palétuviers touffus en reprennent au loin l’écho, par saccades tardives et émouvantes. Le chef-président parle et demande le silence. Cela annonce le commencement du rituel au son du ngoso 19, des mikeñ 20 et des mbaka 21. D’abord, c’est un solo immédiatement suivi d’un duo… Puis le chœur enchaîne sur un rythme sourd, compact, majestueux, d’une incomparable richesse d’harmonie et d’une beauté mélodieuse pour nous sans pareille :


Ya, Malobè,                                O ! Malobè !
Ho !                                             Ho !
Ya, Malobè,                                O ! Malobè !

Ho !                                             Ho !

Malobè a si wèli Engômga         Malobè n’a pu résister à Engômga ;

Ya, Malobè e !                            O ! Malobè !

 

          Dans ce chant, les Duala à l’origine se moquent de Malobè, autrefois leur terreur aux marchés de Pongo. De ce Malobè qui se croyait invincible. Mais que la force (supérieure) d’Engômga finit par mettre à genoux. Aujourd’hui, c’est le chant du ralliement, l’hymne à l’union.

           Après quoi vient l’esal’esa ya mboa, la prière collective aux ancêtres disparus, l’invocation solennelle des miengu. C’est encore le male ma mboa : serment d’allégeance perpétuelle au Ngondo, de fidélité au peuple tout entier ainsi qu’à ses nobles idéaux d’union et de paix. Ni traîtres ni parjures dans ses rangs ! Sinon le peuple veille sur tout et sur tous, quels qu’ils soient. Souvenez-vous de la loi fondamentale du Ngondo : « Vie pour vie, etc. ».Souvenez-vous de la question d’honneur des Duala (qui se trouve à l’origine de sa création), du prodige réalisé sur le titan Malobè, grâce à l’entente et à l’union. C’est bien ce que, d’une voix autoritaire, sentencieuse, les yeux pleins de feu, dans des vers presque ésotériques, le chef-officiant proclame plusieurs fois, et la foule tout entière avec lui, dans une ferveur, dirait-on, cabalistique, car c’est proprement de l’ancien duala :

           le chef : Ekwa muato !

          la foule : O o !

          le chef : O tam !

          la foule : Njôm !

 

          Les paroles du serment duala ont été quelque peu déformées avec le temps et altérations multiples subies par la langue sous l’effet de phénomènes divers. Il convient de reproduire le texte original de l’ancien duala :

 

E kwi ya muato : Ce qui est sorti des entrailles de la femme : (tout être humain).

O-o !: Oui ! (Entendu !).

O tam !: (si) Tu attentes (jalouses, hais, envies, ou trahis, etc.)

Njôm !: Responsable (tu es ! avec toutes les conséquences, sous-entendu.)

           Aujourd’hui e kwi se dit en duala e busi ; muato se dit : muto o tam est l’abréviation de : o tam ñama (tu lui veux du mal ; tu cherches sa perte, sa mort, son malheur, etc.).

            Notons tout de suite, sans renvoi fastidieux, que la plupart des Béti (dans le Centre-Sud du Cameroun) disent : kwi (nsêñ) pour « sortir » ; que les Pongo et les Mungo appellent toujours la femme muato et les Wuri : muaro. (Il est connu que les populations de ces trois dernières sous-tribus parlent du duala archaïque).

           La prononciation actuelle de l’expression o tam fait penser à : « Tu ramasses », ou « Tu touches ». C’est proprement incorrect. Nos parlers étant des langues à tons, il faut prononcer cette phrase de manière à lui donner plutôt l’un des sens ci-dessus expliqués.

           Tout ceci pour rappeler symboliquement à la mémoire de tous le triste sort advenu à Malobè qui avait osé attenter à la vie et à l’honneur des Duala.

           Mais à ce moment de la cérémonie du serment, toute l’assistance entre dans un état de transe trépidante, comme mue et possédé par le jengu. On se trémousse, on trottine (sur place !) ; des milliers de bras gesticulent tels des manivelles, comme dans la danse des malôkô, propre aux pas de lutte traditionnelle. Le tout cadencé par le son cristallin des mikeñ et des mbaka.

           Par cette prière collective, le Ngondo implore les miengu afin qu’ils protègent et gardent son peuple bien-aimé, qu’ils le couvrent de toutes les bénédictions, qu’ils le comblent de toutes les vertus de la terre : force, sagesse, intelligence, richesse ; qu’ils lui apportent la prospérité en tout, une plus grande fécondité des femmes, des parties de pêche fructueuses, de bonnes récoltes, l’union de tous dans la fraternité et l’amour du prochain, la paix dans les foyers et sur l’ensemble du pays… Que, du même coup, les miengu conjurent et éloignent du peuple tous les maux d’ici bas : la mort, le deuil, la stérilité des mères de famille, la pauvreté et la misère, la haine et la désunion. Tout !

           Mais dans tout ce rituel du Ngondo, la minute la plus pathétique, la plus poignante, la plus subjugante, celle qui accroche le plus l’attention, retient le curieux et intrigue la profane, c’est, sans aucun doute, celle de la cérémonie d’immersion du vase sacré dans les profondeurs du Wouri, autre demeure mystique des génies peuplant le fleuve, les miengu. C’est le siba l’eloko.

           Cet office remonte aux temps les plus reculés de la société des Bonambôngô dont sont issus les Duala lato sensu. C’est-à-dire avant même l’installation définitive de membres de cette vieille souche bantou sur le littoral camerounais, il y a de cela un peu plus de 350 ans. La légende va jusqu’à soutenir que c’est l’exceptionnelle qualité des miengu de cette région qui, à la suite de nombreuses prophéties reçues des dieux morts, inspira puis détermina le départ de la famille Bonambôngô des lointaines boucles du Congo (ou Zaïre ?) et de l’Oubangui, dans la région des Bâ-Muelè, pour les voisinages de l’Atlantique…

           Mais autrefois, le rite de l’immersion du vase dans l’eau n’était point, comme c’est le cas de nos jours, un symbole d’ordinaire réminiscence, la reconstitution évocatrices de faits du passé, lesquels, force de le reconnaître, ont vécu quant à leur authentique pureté.

           En cette époque-là, un initié plongeait jusqu’au fond des eaux, tenant dans ses mains un vase noir en terre cuite, assez volumineux. Il y séjournait pendant un laps de temps relativement long, environ une demi-heure. Lorsqu’il revenait à la surface, on pouvait le voir sans la moindre goutte d’eau sur le corps ni sur ses habits ; le vase lui-même revenait totalement sec mais avec, à son fond, un dingômbô. Le dingômbô, à Douala, est un crabe d’un brun très foncé, à la carapace particulièrement dure et aux pinces plus crochues, plus acérées et plus agressives que chez le crabe ordinaire. Mais le dingômbô figure surtout la fécondité : celle des mères de famille, du sol, des parties de pêche sur le Wouri, toutes choses distinctives de la prospérité dans l’esprit de ces gens.

          Toujours en ces temps-là, les miengu participaient manifestement à la fête. On voyait de multiples bras, sortis de l’eau, remuer autour de la barque au bord de laquelle montent le plongeur et trois autres initiés. Sur le sol de la plage, on pouvait encore apercevoir d’énormes quantités de poissons déposés par des mains invisibles. En un mot, on sentait et percevait la présence des miengu. Sans, bien entendu, les voir…

 

          A cet instant merveilleux de l’immersion du vase sacré, on entend fuser de la foule grouillant sur la berge, une litanie psalmodiée en sourdine par un groupe de chanteurs, rares initiés au langage des miengu que seuls ils savent parler, que seuls ils entendent… Puis cette ouverture se termine par un magnifique crescendo.

           Le retour du vase sur la terre ferme marque la fin des cérémonies de communion du peuple avec ses dieux tutélaires.

           Au temps jadis, le centre d’activité du Jengu (considéré ici comme secte religieuse ou magique de toute la communauté duala) se trouvait sur un rocher gigantesque qui s’élevait, tel un minaret, sur les rivages du Wouri, à l’emplacement actuel du quartier de Bonamouti, dans le canton d’Akwa. Les gens de Bonamouti passaient alors pour être les principaux détenteurs et les plus grands dignitaires du Jengu et, par le fait même, les plus purs éléments de la race. Car la pratique du Jengu était, semble-t-il, de par la structure sociale duala, incompatible avec des « origines impures » ou « incertaines », bref étrangères à la nation.

           Mais depuis l’arrivée des Européens, le bruit « insolite et incommodant » de leurs chaloupes et de leurs bateaux à vapeur a éloigné de Bonamouti le centre de la confrérie, le transférant de cet endroit à l’île de Jebalè, au large du Wouri. C’est dans un tourbillon situé au Nord-Ouest de cette île, au lieu dit Tondo ou Tonda Jebalè (confluent de trois bras du Wouri venant le premier du pays Wuri, le deuxième de Dibombari et le troisième de Bonendalè), qu’autrefois se déroulait le rite d’immersion du vase sacré. Jusqu’à présent les gouffres et tourbillons (betia) des fleuves et rivières se classent parmi les lieux enchantés des régions de notre littoral, à côté de certains monts, célèbres sous ce chapitre. Aussi bien les principaux gardiens du Jengu des Duala se retrouvent-ils à l’heure actuelle à Jebalè. Et c’est à Jebalè que recrutent les grands initiés : les plongeurs de l’eloko, les chantres mystérieux du Jengu, les interlocuteurs authentiques des miengu, les initiateurs éventuels aux rites du Jengu, etc.

           Les Malimba de la Sanaga-Maritime, les Batanga de Kribi, les habitants de la région de Santa Carlos à Dikabo (appellation duala de l’île de Fernando-Pô, en Guinée Equatoriale) possèdent aussi leurs lieux sacrés propres, destinés à la pratique du Jengu. Ces lieux sont le delta de la Sanaga pour les Malimba, les embouchures du Nyong, de la Lobè et de la Kienté pour les Batanga lato sensu (Batanga, Banôh et Bapuku réunis).


          Dès la fin de la phrase spirituelle des cérémonies, tous les assistants, les dignitaires du Ngondo en tête, entreprennent à pied le tour des principaux quartiers duala de la ville. Ensuite commence, la grande fête populaire. Dans les plus petits recoins de la cité, hommes, femmes, enfants de tous âge, habillés à la ngondo, dansent, chantent, s’embrassent à l’envi, boivent et mangent jusque dans les rues, à qui mieux mieux. Ce spectacle, extrêmement haut en couleurs, mérite d’être vu !

           Vers 11 heures, en présence des autorités administratives locales, le bureau du Ngondo offre vin d’honneur aux différentes personnalités de la ville, étrangères ou camerounaises non-duala, représentant tous les secteurs d’activité en place. A cette occasion, son président prononce un important discours dans lequel il passe en revue l’historique du Ngondo, ses idéaux et ses objectifs essentiels, en insistant plus particulièrement sur la volonté de collaboration de ses membres avec les pouvoirs publics, par une communauté de pensée et d’action entre la puissance temporelle d’une part et les forces spirituelles et traditionnelles de l’Assemblée du peuple de l’autre.

INFORMATEURS

Principaux informateurs :

Albert Mpondo Dika
Edinguèlè Muanguè Meetom
Modi a Bebe Bell
Mongwan a Ndemba

Autres informateurs :
Ebosè Etôkê
Guillaume Jemba
Gaston Kinguè Jong
Pasteur Paul Mbendè
Thomas Mbôngô Mounoumé
Kunz Mukuri Kumba
Hans Ngaka Akwa
J. Ngallè-Miano
Jean Ngando Ekwa, etc.
 


AUTEUR
Maurice DOUMBE MOULONGO est originaire de Bwènè-Wouri, au Cameroun. Né en 1923, diplômé de l’Ecole Supérieur de Yaoundé, il appartient à la Fonction Publique de son pays depuis un peu plus de 30 ans. Après avoir occupé d’importantes fonctions de responsabilité à l’époque de l’administration française, notamment dans le commandement territorial, il a été stagiaire à l’Ecole Nationale de la France d’Outre-Mer à Paris de 1958 à 1959. Administrateur Civil depuis janvier 1961, ce haut fonctionnaire camerounais s’est vu confier de nombreux postes dans différents départements ministériels. Chercheur isolé et occasionnel, sa passion pour les études historiques et ethno-sociologiques s’est affirmée dans plusieurs travaux consacrés aux populations du Sud-Cameroun en général et à celles de la côte en particulier.  

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