Retour au bercail: Prince Eyango fait son nid




Le roi du Soul Botingo vivait aux Usa depuis 17 ans. Il a décidé de rentrer au Cameroun pour investir dans la musique et les affaires.

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A la question de savoir ce qui explique les raisons de son retour au pays, Prince Ndedi Eyango répond sans détours : « l’Amérique n’a pas besoin de moi, je ne peux rien changer là-bas. C’est le Cameroun qui a besoin de moi».

Il précise ensuite qu’ «en réalité, c’est depuis deux ans que je suis rentré lorsque j’ai terminé mes études d’ingénieur de son. Mais je réglais quelques détails. Depuis trois mois, j’ai ouvert Nest qui a une double signification, il signifie nid d’oiseau mais aussi Ndedi Eyango Studio, il est le meilleur studio du Cameroun».

Le Prince des montagnes présente effectivement le matériel de pointe de studio situé dans le bâtiment qui abritait les services de l’ex Entrelec au quartier Bali à Douala. De la haute technologie. Il a mis de côté la maison de production Preya pour une autre dénomination Groupe Eyango, qui s’investit non plus seulement dans la musique, mais étend son action dans la culture en général avec la promotion culturelle, l’édition, la formation et aussi dans les œuvres caritatives. C’est d’ailleurs suite à des actions sociales qu’il a été porté au poste d’ambassadeur du Fonds des Nations Unies pour le bien – être des jeunes et des femmes en Avril 2010.

Il se lance alors à la réalisation d’un documentaire de 26 minutes qui dénonce le travail des enfants ; mais aussi avec le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), contre l’enrôlement d’enfants soldats au Tchad. Il affirme avec une très grande fierté avoir produit des musiciens comme Longuè Longuè, Jacky Kingue, Tanus Foé, Papa Zoé, Rosy Bush, Junior Eyango, Marole Tchamba, David Kome ou Devis Mambo.

En mai 2010, il crée Groupe Eyango Business, une société à responsabilité limitée (sarl) spécialisée dans l’import – export, le bâtiment, les travaux publics et la menuiserie métallique. L’auteur de «You must calculer» paru en 1987 semble avoir bien calculer son retour au pays natal.

© Louis Noé Mbengan | L'Actu

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