Fausse alerte
A l’annonce de cette information, la secrétaire, tout en marquant sa surprise, dit n’être au courant de rien. « Qui vous a donné ce genre d’information ? Il n’y a eu aucune arrestation du genre ici à ma connaissance », tranche-t-elle. Néanmoins, devant l’insistance du journaliste à rencontrer les responsables, elle tentera en vain de les joindre. Aucun d’eux n’est en place, repercutera-t-elle. Le directeur des lieux est lui aussi absent. Personne n’a la moindre idée de là où il pourrait se trouver. Dans les services de sécurité de l’aéroport, personne n’est au courant d’une telle opération. Un cadre de cette structure rencontré plus tard laissera entendre qu’on ne peut pour le moment arrêter personne dans le démembrement de Douala, puisque la direction générale se trouve à Yaoundé ainsi que les principaux responsables. « Pour le moment, Douala ne dispose même pas d’une direction régionale. Ce n’est qu’un bureau local à l’aéroport », dira-t-il.
Bien plus à la pause, un groupe de quelques employés se retrouvera dans le hall de l’aéroport, entourés de quelques personnes s’occupant des opérations de change. C’est de ce groupe que sortira le nombre d’employés arrêtés à Douala, trois au total selon eux. « Ces opérations d’arrestation vont certainement se poursuivre, l’ancien directeur général n’ayant pas bouffé seul. Certains de ses complices sont encore en fonction. Il faut qu’on les arrête et nous serons plus tranquilles », lance un membre du groupe.
Par robert.ngono.ebode